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Agence de l'Identité Numérique & Infrastructures Blockchain

Programmes gérés par cette agence

L'agence gère sous tous les aspects les secteurs d'activité suivants :

  • Identité numérique décentralisée (DID) et avatars
  • Biométrie comportementale et authentification
  • Infrastructure blockchain multi-chaînes
  • Interfaces citoyennes et outils de gouvernance
  • Testament numérique et transmission patrimoniale


Mission de l'Agence

Tout ce que l'Æquitaverse promet — la transparence des transactions publiques, la confidentialité des citoyens, l'imputabilité des élus, l'auditabilité de la justice — repose sur une infrastructure technique souveraine et inviolable. Cette agence en est le socle. Elle ne fait pas de politique. Elle rend la politique honnête structurellement.


L'identité numérique décentralisée — le DID

Chaque citoyen de l'Æquitaverse est représenté par un DID — un identifiant numérique décentralisé, ancré cryptographiquement, qui sert de point d'accès à l'ensemble de la vie civique, économique et judiciaire dans l'Union. Le DID n'est pas un compte créé par un État ou une entreprise. Il appartient au citoyen. Aucune autorité centrale ne peut le créer, le modifier ou le révoquer unilatéralement.


L'identité réelle derrière un DID est séparée de ses comportements publics. Dans toute procédure judiciaire, tout au long de l'enquête et des écritures inscrites on-chain, seul l'avatar DID apparaît dans les documents publics. Il est impossible de savoir de qui il s'agit. La révélation de l'identité réelle ne se produit qu'au moment du jugement, par décision du juge, via le mécanisme Shamir 3-of-5 — cinq fragments cryptographiques distribués, dont trois sont nécessaires pour reconstituer l'identité. Aucune autorité seule ne détient la clé complète.


En revanche, tout DID dispose d'un plumitif public et immuable inscrit on-chain — un registre comportemental de ses antécédents judiciaires : enquêtes passées, leur nature, leur issue. Pas l'identité, le pattern. La confidentialité protège la personne. La transparence discipline le comportement.


L'authentification — trois piliers

L'enregistrement d'un DID et chaque authentification ultérieure reposent sur trois mécanismes combinés, conçus pour être accessibles sans exiger d'équipement spécialisé.


La biométrie comportementale constitue le pilier principal. Le système mesure la façon dont le citoyen tape au clavier — rythme, pression, cadence entre les touches — et génère un profil LSH (Locality-Sensitive Hash) de 256 bits, une empreinte comportementale unique. Ce profil est comparé à chaque connexion par distance de Hamming : si l'écart dépasse 40 bits, l'authentification est refusée. La pondération est calibrée pour que la frappe seule soit suffisante : la frappe au clavier compte pour 85 %, les mouvements de souris pour 10 %, le comportement de défilement pour 5 %. Aucun dispositif biométrique physique n'est requis.


La cérémonie d'enregistrement vidéo lie l'identité à un moment cryptographiquement unique : le dernier hash de bloc de la chaîne, combiné au profil LSH et à un horodatage à la milliseconde, forme un code temporel qui expire en 15 minutes. Il est impossible de rejouer une cérémonie passée.


La preuve à divulgation nulle de connaissance (ZKP) permet à un citoyen de prouver qu'il est bien qui il prétend être, sans jamais révéler les données biométriques elles-mêmes. Le circuit utilisé est Groth16 (Circom), avec un arbre de Merkle de profondeur 20 et un hash Poseidon. La preuve est générée côté client, dans le navigateur. Aucune donnée sensible ne transite sur le réseau.

Un DID non utilisé pendant 18 mois consécutifs — aucune transaction, aucun vote — est automatiquement suspendu et entre en procédure de fermeture.


Le testament numérique

Le DID n'est pas seulement une identité active — c'est aussi un héritage planifié. Chaque citoyen peut désigner des ayants droit (d'autres DID) avec des quotités en pourcentage pour la transmission de ses Æ Veræ, de ses NFT et de ses actifs numériques. Cette désignation est optionnelle mais son schéma de données est prévu dès la création du DID — l'ajouter après coup serait architecturalement coûteux.


Le testament distingue deux situations fondamentalement différentes : la suspension pour inactivité (le DID dort mais peut être réactivé) et la fermeture pour décès (les actifs sont distribués selon les volontés). L'activation du volet successoral se fait via un oracle notarial certifié, qui confirme le décès sans avoir accès aux données privées du DID. La distribution est ensuite automatique et on-chain.


L'infrastructure blockchain — une architecture multi-chaînes

L'Æquitaverse ne repose pas sur une chaîne unique. Chaque domaine d'activité sensible dispose de sa propre chaîne dédiée, garantissant que la compromission d'un secteur n'affecte pas les autres.

La chaîne transactionnelle principale gère les Æ Veræ, les Granæ, les portefeuilles citoyens, les échanges de biens et services et la taxe constitutionnelle de 1 %. C'est la colonne vertébrale économique de l'Union.


La chaîne de gouvernance et de littérature contient les lois, règlements, votes, actes officiels, procès-verbaux législatifs et décisions judiciaires. Tout ce qui engage l'Union y est inscrit de façon immuable.


Des chaînes fonctionnelles dédiées opèrent en parallèle pour les domaines qui requièrent leur propre logique et leur propre niveau de confidentialité : le Passeport Déontologique des journalistes, le registre des statuts Presse/Publiciste, les credentials éducatifs et certifications professionnelles, le registre des NFT (œuvres, brevets, droits sportifs), et la chaîne sécurisée de la Défense et Sécurité Intérieure, fermée et isolée du réseau public.


L'infrastructure est bâtie sur Cosmos SDK, choisi pour sa capacité native à faire communiquer des chaînes souveraines entre elles via le protocole IBC. La phase de démarrage transite par Polygon CDK pour réduire les coûts d'entrée, avant migration vers une architecture Cosmos pleinement souveraine. Les nœuds sont hébergés en décentralisation progressive, avec une transition du consensus PoA (proof of authority) vers PoS (proof of stake) à mesure que la base citoyenne croît.


Les interfaces citoyennes

Une infrastructure invisible pour le citoyen est une infrastructure inutile. L'agence est responsable de rendre l'ensemble du système accessible à n'importe quel être humain, sans formation technique préalable.


Quatre interfaces constituent le socle minimal : l'interface DID, qui permet à chaque citoyen de gérer son identité, ses avatars et les données qu'il consent à partager avec des tiers ; l'interface législative collaborative, qui permet à tout citoyen de lire, annoter et proposer des amendements aux textes en rédaction ; l'interface médiatique, donnant accès aux documents officiels, au matériel scolaire et aux fils de Presse certifiés ; et l'interface économique, qui présente les portefeuilles personnels, les transactions, les flux publics et les valeurs de marché en temps réel, de façon claire et compréhensible pour tous.


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